La détente… jusqu’au bout du pied
Par Gilles Thibault le dimanche, octobre 19 2008, 11:31 - Techniques - Lien permanent

Laissons le bout du pied toucher le sol.
Avant de conclure un mouvement de Taïjiquan, il faut toujours placer le pied au sol. Le talon touche le sol en premier, puis il faut attendre que le bout du pied touche lui aussi le sol. Cette petite action fait partie d’une opération plus vaste qu’on s’appelle « l’enracinement ».
L’ENRACINEMENT
Prenons l’exemple du mouvement de Taïjiquan « brosser le genou. »
Pour préparer le mouvement, nous avançons sur la jambe gauche (de la photo 1 à la photo 2), puis nous libérons la jambe droite pour la positionner au bon endroit (de la photo 2 à la photo 3) afin de « brosser le genou » (de la photo 3 à la photo 4).
Juste avant d’entreprendre la conclusion du mouvement « brosser le genou », nous réalisons un temps d’arrêt pour « tasser » le corps, le relâcher au maximum et ajuster plus finement sa position : c’est l’enracinement sur la jambe gauche (de la photo 2 à la photo 3).
L’enracinement se fait en apnée, juste après l’inspiration et juste avant l’expiration. L’enracinement se termine avec la jambe droite libérée que nous posons au sol et avec le bout du pied qui touche aussi le sol.
Après l’enracinement, nous pouvons conclure le mouvement (de la photo 3 à la photo 4). Dans l’exemple du mouvement « brosser le genou », la conclusion consiste à tourner et à descendre légèrement le bassin, puis à déporter un tiers du poids du corps sur la jambe que nous venons de déplacer. Une main bouge légèrement à la hauteur de l’épaule et l’autre redescend, comme pour brosser le genou.
L’ENRACINEMENT : UN MOMENT FORT
Chaque mouvement de Taïjiquan comprend deux parties : la préparation où nous inspirons (de la photo 1 à la photo 2) et la conclusion où nous expirons (de la photo 3 à la photo 4). Juste entre les deux, se trouve un léger temps d’arrêt dans la respiration et dans le mouvement : c’est ce qu’on appelle l’enracinement (de la photo 2 à la photo 3) . L’enracinement est le moment fort de chaque mouvement. L’enracinement est aussi l’apogée du Qi, l’apogée de l’alignement du corps, l’apogée de la respiration et l’apogée de la détente.
La préparation du mouvement se termine juste avant l’enracinement. Le corps est en général redressé et soutenu par une seule jambe. La colonne vertébrale est allongée, la bascule du bassin est en légère antéversion (en position cambrée) et les creux lombaire et cervical sont accentués. Voir la photo 2.
La conclusion du mouvement peut débuter juste après l’enracinement, quand le corps est affaissé, soutenu par une seule jambe et que l’autre jambe en place pour le mouvement. La colonne vertébrale se trouve alors à la verticale et les vertèbres, solidaires les unes des autres et solidaires de la tête, des bras et des jambes. Voir la photo 3.
L’enracinement se situe donc entre la préparation et la conclusion d’un mouvement. Il a pour objectif de clore la préparation et de permettre la juste conclusion du mouvement.
LA DÉTENTE DANS L'ENRACINEMENT
Il serait très fastidieux de décrire tout ce qui se produit dans l'enracinement. Contentons-nous de décrire l'élément détente.
Dans l’enracinement, la détente commence au sommet du crâne pour se terminer au bout du pied. C’est une opération qui peut prendre une ou deux secondes au total. C’est bien plus court que la description qu’on peut en faire.
Tout commence avec la tête qui s’alourdit. Celle-ci semble s’enfoncer entre les épaules. Puis ce sont les épaules qui s’affaissent, entraînant les coudes et les poignets légèrement vers le bas. La tête et les épaules entraînent chacune des vertèbres à se tasser les unes sur les autres et le bassin à basculer. Les creux cervical et dorsal s’atténuent.
Le corps étant soutenu par une seule jambe, la bascule du bassin entraîne le fémur de la jambe libre à se déplacer vers l’avant et vers le haut. Le pied correspondant est tiré lui aussi vers le haut. Le talon quitte le sol, puis les orteils décollent du sol. La jambe s’allonge et le pied s’éloigne du corps. La descente prolongée du bassin ainsi que le poids de la jambe allongée ramène le pied libre vers le sol. Le talon trouve ainsi appui sur le nouvel endroit prévu pour compléter le mouvement.
Ayant débuté par la tête et s’étant répercutée dans les épaules puis jusqu’au bassin par le biais de la colonne vertébrale, la détente du corps est arrivée aux fessiers, aux cuisses puis est descendue dans la jambe jusqu’au talon qui vient de toucher le sol.
La détente atteint la cheville et le pied dont l’extrémité retombe au sol. La détente traverse alors les orteils jusqu’à leurs extrémités. Ayant ainsi atteint le bout du pied, la détente est alors complète.
Le bout du pied qui touche le sol annonce la fin de l’enracinement. Dans ce mini arrêt qu’est l’enracinement, il faut donc toujours attendre que le bout du pied touche le sol avant d’effectuer le moindre mouvement pour effectuer la conclusion le mouvement. Il faut toujours attendre que la détente soit complète.
C’est le cas pour le mouvement « brosser le genou » mais aussi pour tous les autres mouvements du Taïjiquan.
L’ENRACINEMENT
Prenons l’exemple du mouvement de Taïjiquan « brosser le genou. »
![]() |
![]() |
Photo 1 |
Photo 2 |
![]() |
![]() |
Photo 3 |
Photo 4 |
Pour préparer le mouvement, nous avançons sur la jambe gauche (de la photo 1 à la photo 2), puis nous libérons la jambe droite pour la positionner au bon endroit (de la photo 2 à la photo 3) afin de « brosser le genou » (de la photo 3 à la photo 4).
Juste avant d’entreprendre la conclusion du mouvement « brosser le genou », nous réalisons un temps d’arrêt pour « tasser » le corps, le relâcher au maximum et ajuster plus finement sa position : c’est l’enracinement sur la jambe gauche (de la photo 2 à la photo 3).
L’enracinement se fait en apnée, juste après l’inspiration et juste avant l’expiration. L’enracinement se termine avec la jambe droite libérée que nous posons au sol et avec le bout du pied qui touche aussi le sol.
Après l’enracinement, nous pouvons conclure le mouvement (de la photo 3 à la photo 4). Dans l’exemple du mouvement « brosser le genou », la conclusion consiste à tourner et à descendre légèrement le bassin, puis à déporter un tiers du poids du corps sur la jambe que nous venons de déplacer. Une main bouge légèrement à la hauteur de l’épaule et l’autre redescend, comme pour brosser le genou.
L’ENRACINEMENT : UN MOMENT FORT
Chaque mouvement de Taïjiquan comprend deux parties : la préparation où nous inspirons (de la photo 1 à la photo 2) et la conclusion où nous expirons (de la photo 3 à la photo 4). Juste entre les deux, se trouve un léger temps d’arrêt dans la respiration et dans le mouvement : c’est ce qu’on appelle l’enracinement (de la photo 2 à la photo 3) . L’enracinement est le moment fort de chaque mouvement. L’enracinement est aussi l’apogée du Qi, l’apogée de l’alignement du corps, l’apogée de la respiration et l’apogée de la détente.
La préparation du mouvement se termine juste avant l’enracinement. Le corps est en général redressé et soutenu par une seule jambe. La colonne vertébrale est allongée, la bascule du bassin est en légère antéversion (en position cambrée) et les creux lombaire et cervical sont accentués. Voir la photo 2.
La conclusion du mouvement peut débuter juste après l’enracinement, quand le corps est affaissé, soutenu par une seule jambe et que l’autre jambe en place pour le mouvement. La colonne vertébrale se trouve alors à la verticale et les vertèbres, solidaires les unes des autres et solidaires de la tête, des bras et des jambes. Voir la photo 3.
L’enracinement se situe donc entre la préparation et la conclusion d’un mouvement. Il a pour objectif de clore la préparation et de permettre la juste conclusion du mouvement.
LA DÉTENTE DANS L'ENRACINEMENT
Il serait très fastidieux de décrire tout ce qui se produit dans l'enracinement. Contentons-nous de décrire l'élément détente.
Dans l’enracinement, la détente commence au sommet du crâne pour se terminer au bout du pied. C’est une opération qui peut prendre une ou deux secondes au total. C’est bien plus court que la description qu’on peut en faire.
Tout commence avec la tête qui s’alourdit. Celle-ci semble s’enfoncer entre les épaules. Puis ce sont les épaules qui s’affaissent, entraînant les coudes et les poignets légèrement vers le bas. La tête et les épaules entraînent chacune des vertèbres à se tasser les unes sur les autres et le bassin à basculer. Les creux cervical et dorsal s’atténuent.
Le corps étant soutenu par une seule jambe, la bascule du bassin entraîne le fémur de la jambe libre à se déplacer vers l’avant et vers le haut. Le pied correspondant est tiré lui aussi vers le haut. Le talon quitte le sol, puis les orteils décollent du sol. La jambe s’allonge et le pied s’éloigne du corps. La descente prolongée du bassin ainsi que le poids de la jambe allongée ramène le pied libre vers le sol. Le talon trouve ainsi appui sur le nouvel endroit prévu pour compléter le mouvement.
Ayant débuté par la tête et s’étant répercutée dans les épaules puis jusqu’au bassin par le biais de la colonne vertébrale, la détente du corps est arrivée aux fessiers, aux cuisses puis est descendue dans la jambe jusqu’au talon qui vient de toucher le sol.
La détente atteint la cheville et le pied dont l’extrémité retombe au sol. La détente traverse alors les orteils jusqu’à leurs extrémités. Ayant ainsi atteint le bout du pied, la détente est alors complète.
Le bout du pied qui touche le sol annonce la fin de l’enracinement. Dans ce mini arrêt qu’est l’enracinement, il faut donc toujours attendre que le bout du pied touche le sol avant d’effectuer le moindre mouvement pour effectuer la conclusion le mouvement. Il faut toujours attendre que la détente soit complète.
C’est le cas pour le mouvement « brosser le genou » mais aussi pour tous les autres mouvements du Taïjiquan.




