IMPORTANT
Les consignes explicites comme celles présentées ici devraient être apprises auprès d'un professeur compétent. Nous les avons publiées à titre d'exemples pour illustrer ce qui est enseigné dans notre école. Elles peuvent aussi servir d'aide-mémoire aux élèves qui les ont déjà apprises.

PRÉALABLES
  • Le but des techniques de respiration n’est pas d’apprendre à respirer mais de fournir à notre organisme des occasions de respirer plus librement et plus complètement.
  • Ne pas pratiquer les techniques de respiration plus de 30 minutes par jour, ni plus de 3 jours par semaine. Il ne faut pas perturber le délicat système respiratoire.
  • En tout temps la respiration devrait être facile et agréable.
  • Au moindre signe de fatigue et d’essoufflement, faire une pause.
  • Si la fatigue persiste, arrêter et faire autre chose.
  • Les techniques de respiration sont présentées dans un ordre croissant de difficultés. Chacune d’elles peut être pratiquée pour elle-même et peut être pratiquée pour mener à celles qui sont exposées plus loin.
  • Commencer et terminer chaque technique avec l’observation de la respiration qui opère sans intervention. Comparer « avant » et « après » la technique.
  • Observer les qualités de la respiration : la facilité et la capacité respiratoires. Observer la posture du corps, la détente musculaire, l’activité du mental et la circulation du Qi.
  • Les techniques suivantes sont exécutées en position assise en tailleur ou sur un banc de méditation ou sur une chaise sans s’appuyer sur le dossier. Elles peuvent aussi s’exécuter de façon plus informelle, peu importe la position. Elles peuvent enfin s’exécuter de façon plus stricte dans les mouvements du Taïjiquan, une fois que ceux-ci sont devenus familiers.
N.B. Les techniques qui suivent sont des techniques avancées. Elles devraient être précédées d'une longue pratique des techniques respiratoire de base et intermédiaires ainsi que des techniques de détente, de Qi, de mouvement, de postures et de formes qui composent les Cinq arts du taïjiquan. Toutes ces techniques s'entraident et et se complétent mutuellement.


DÉTECTER LE PASSAGE DE L'AIR
  • Chercher à détecter le passage de l’air sur les parois internes du nez.
  • Modifier la respiration. Respirer plus lentement ou plus rapidement pour mettre en évidence le passage de l’air.
  • Interrompre les interventions et constater que l’observation est maintenant plus facile.
  • Modifier encore la respiration et observer des zones plus petites : le pourtour interne du nez, en haut, en bas, les côtés, plus profondément, jusqu’au fond du nez, le pourtour extérieur immédiat, plus loin à l’extérieur, jusqu’aux limites du nez, un peu au-delà.
  • Interrompre les interventions et constater que l’observation sans aucune intervention est maintenant plus facile.
DÉTECTER LES VARIATIONS DE LA TEMPÉRATURE
  • Chercher à détecter les variations de température sur les parois internes du nez
  • Constater que l’air est légèrement plus chaud durant l’expiration et légèrement plus frais durant l’inspiration.
  • Modifier la respiration. Respirer très lentement pour mettre en évidence les variations de température. En allongeant l’inspiration, observer la fraîcheur grandissante. En allongeant l’expiration, observer la chaleur grandissante.
  • Interrompre les interventions et constater que sans intervention l’observation de la fraîcheur et de la chaleur est maintenant devenue plus facile.
  • Modifier encore la respiration et observer des zones plus petites : le pourtour interne du nez, en haut, en bas, les côtés, plus profondément, jusqu’au fond du nez, le pourtour extérieur immédiat, plus loin à l’extérieur, jusqu’aux limites du nez, un peu au-delà.
  • Interrompre les interventions et constater que sans intervention l’observation est maintenant plus facile.
RESPIRER COMME POUR HUMER
  • Respirer pour détecter des odeurs et constater que cette respiration est beaucoup plus lente que la respiration précédente.
  • Observer les parties du nez qui s’écartent et celles qui se ferment.
  • Chercher l’apparition d’un petit filet d’air quand le nez détecte les odeurs.
  • Donner à ce filet d’air l’apparence d’une petite brise blanche.
  • Ne pas tenir compte des odeurs mais seulement de la douceur de cette brise blanche.
  • Interrompre les interventions et constater que la respiration spontanée ressemble à celles faites avec nos interventions.
  • Alterner les interventions et l’observation sans interventions sur la respiration.
HUMER SPONTANÉMENT
  • Certaines circonstances entraînent une respiration qui hume spontanément. Il est possible de profiter de ces occasions quand elles se produisent. Il est aussi possible de provoquer ces situations.
  • L’observation de la respiration qui hume spontanément aide cette respiration à se déclencher de plus en plus souvent.
  • Profiter des circonstances qui permettent de « changer d’air », telles que : entrer ou sortir d’un véhicule, d’un édifice, d’un boisé, de la ville, etc.
  • Profiter des circonstances qui proviennent de la proximité d’une source d’odeurs particulières, telles les parfums, l'air salin, les odeurs alimentaires, les odeurs industrielles, les odeurs de produits d’emballage, les odeurs de produits ménagers, les odeurs personnelles, etc.
  • Profiter des circonstances imprévues qui se présentent pour humer au hasard du quotidien.
Suite...

Voir aussi :
La respiration dans la forme
Le Taïjiquan (Tai Chi) avec la respiration
L'Art de la respiration